[bubble author="ORGANISATION SOCIO-POLITIQUE «Lah nsα’ Ngwe’ wu pαFe’efe’e»" background="#ccc" color="" padding="10px" border="0" type="rounded"][/bubble]

Le Groupement est l l’unité religieuse, politique et sociale. L’autochtone appartient au Groupement sur le territoire duquel il vit. Là est sa patrie, et il ne se reconnait aucun lien avec les ressortissants du groupement voisin, exception faite de relations amicales, familiales ou d’alliance.

La vie du Groupement s’organise autour de la Chefferie Supérieure et administrativement, elle est l’élément fondamental et vivificateur de la société toute entière. Ce ne sont pas de grands Empires, mais des Groupements qui ont su se hausser au rang d’Etats et jouer des rôles dignes de cette mention, chacun à sa mesure.

Les populations se déterminent entre eux par obligeance à l’égard de tel ou tel Roi. Il y a égalité entre Rois de Groupements.

Le nombre d’habitants ou l’étendu du territoire ne viennent faire la différence. On y rencontre d’anciens Groupements vaincus et annexés qui deviennent ainsi des quartiers du Groupement vainqueur.

En dehors des caractéristiques générales, chaque Groupement peut avoir, dans les pratiques quotidiennes, des spécificités qui lui sont propres.

[bubble author="ORGANISATION ADMINISTRATIVE " background="#ccc" color="" padding="10px" border="0" type="rounded"][/bubble]

Le Groupement est divisé en Sous-Chefferies, Quartiers et Sous-Quartiers. La relation entre le Roi et ces sous-structures fonctionne suivant le système de la déconcentration du pouvoir.

Avec «Sociétés» ou Lok», il s’agit du partage de pouvoir. L’un a besoin de l’autre pour bien assumer ses missions.

[bubble author="LES INSTITUTIONS SOCIO-POLITIQUE (Mbúα lah nsα’ Ngwe’)" background="#ccc" color="" padding="10px" border="0" type=""][/bubble]

Les «Sociétés» ou «Lok» :

L’organisation socio-politique du Groupement est basée sur les Institutions dont la Chefferie Supérieure en est l’élément central. Le pouvoir politico-administratif est géré par deux pôles : d’un côté, il y a le Roi et les Serviteurs, de l’autre, les «Sociétés» ou «Loks» à travers ses membres (la noblesse) comme contre pouvoir. Il s’agit principalement du «Paangop - Komnzhi et - Ndamkom». Certaines «Sociétés», et pas des moindres existent et jouent des rôles non négligeables, il s’agit des spécialistes. (Ni –Ku’nga’ - Shwintok - Kəmbam - etc.). La Noblesse ici, renferme ceux qui ont des titres de notabilités coutumières et siégeant dans l’un ou l’autre des organes à la Chefferie.

Ici, le dicton, «l’union fait la force» est une règle de vie. En dehors des «Lok», il y a des Associations de classe d’âge et d’autres Associations (Kom). Dans tous ces organes, en plus des préoccupations de leurs charges, pour des besoins de solidarité, les membres font des tontines, «Ntα’» -, «Mα’ngwα’» Epargnes ou «Bank - Crédit» ; des fois des projets d’investissements communautaires.

[bubble author="LE POUVOIR POLITIQUE (NGEE LAH NSα’)" background="#ccc" color="" padding="10px" border="0" type="rounded"][/bubble]

Le pouvoir du Roi revêt un double aspect. Il est à la fois temporel et spirituel. A ce titre, il détient :

  • le pouvoir économique (propriété des terres libres, contrôle du marché, etc.
  • le pouvoir religieux : il encadre les prêtres des cultes
  • le pouvoir politique et administratif : il règne et gouverne
  • le pouvoir judiciaire ; il est le juge suprême
  • le pouvoir militaire : il est le Chef de guerre.

[bubble author="LE POUVOIR RELIGIEUX (NU SIE)" background="#ccc" color="" padding="10px" border="0" type=""][/bubble]

Entre autres responsabilités qu’assume le Roi, il est le défenseur religieux du Culte des Ancêtres. Il supervise les activités de ceux qui en ont la charge. Ces activités confèrent en la personne du Roi, une certaine mystification.

C’est en grande partie, ce côté mystico-religieux du pouvoir qui assure la police pour la discipline et la paix et amène les gens à respecter plus ou moins les règles sociales, la coutume. Les infractions aux règles sont sanctionnées soit par la justice de l’homme, soit par le Divin Dieu «Mboo, Sie» ou par les «Dieux des Ancêtres» «Mfúsie».

[bubble author="LA NOBLESSE OU «KAM»" background="#ccc" color="" padding="10px" border="0" type=""][/bubble]

La Noblesse peut regrouper différentes catégories de personnes : on a les Notables, les Elites et autres. La noblesse du sang et la noblesse acquise sont transmissibles par hérédité. Ceci ne signifie pas que tous les enfants des nobles soient nobles. Ca concerne celui des enfants qui hérite du père et qui pour cette raison porte son nom, son titre et assume ses fonctions. Les autres enfants constituent simplement une catégorie de privilégiés.

La noblesse au sens de la Notabilité suppose nécessairement la possession d’un titre. Dans chacune des catégories de nobles, il existe une hiérarchie fondée sur le titre et responsabilité. Certains titres de noblesse ne peuvent être conférés qu’aux descendants du Roi, d’autres aux Serviteurs, etc. Les titres des femmes découlent de la parenté ou décernés par le Roi pour des raisons qu’il juge utiles.

Les titres de noblesse ont une très grande importance dans cette société. Ils ne donnent pas toujours droit à l’exercice d’un pouvoir direct sur la population, mais il y a souvent, directement ou indirectement des responsabilités et des prérogatives qui s’y rattachent. Tout individu peut acquérir un titre qui se transmettra ensuite par héritage. Tout titre donne droit de participation à l’une ou l’autre des « Sociétés » bien déterminées. Tous les dignitaires jouent un rôle par l’intermédiaire de ou des «sociétés» dont ils sont membres. Le père et le fils ne siègent pas dans la même «société» sauf cas où le fils est successeur de quelqu’un d’autre.

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